L’incontinence urinaire d’effort

Un mécanisme précis

Chaque pic de pression abdominale (toux, effort physique, éclat de rire) force l’urètre à rester fermé. Quand le sphincter n’arrive plus à contenir cette pression, les fuites urinaires surviennent sans prévenir. 

Le diagnostic différentiel est essentiel. Il convient de distinguer : 

L’incontinence urinaire d’effort ;

L’incontinence urinaire par urgenturie, qui est liée à une hyperactivité vésicale ;

– Et l’incontinence urinaire mixte, qui associe les deux mécanismes.

Selon une métanalyse publiée sur PubMed1, l’incontinence urinaire chez la femme est très commune et touche environ 50 % des femmes à un moment de leur vie. Parmi ces femmes, l’incontinence d’effort en est la cause, seule ou associée à d’autres formes, dans 30 % à 80 % des cas.

Causes principales de l’incontinence urinaire d’effort ?

La pratique sportive intensive figure également dans la liste des facteurs de risque reconnus, un fait encore peu connu des sportifs et sportives eux-mêmes. 

Chez la femme, l’affaiblissement du plancher pelvien et du sphincter urétral est principalement consécutif aux grossesses et aux accouchements. 

Chez l’homme, la cause la plus fréquente est la chirurgie de la prostate, qui expose à un risque de lésion directe du sphincter urétral strié.

Evaluation et rééducation périnéale chez INBIOSY

Le diagnostic du kinésithérapeute repose en premier lieu sur l’interrogatoire et la mise en évidence clinique d’une fuite d’urine concomitante à l’effort. L’examen évalue le retentissement sur la qualité de vie, les antécédents chirurgicaux et obstétricaux, et recherche un éventuel prolapsus associé.

Les kinésithérapeutes INBIOSY vont toujours chercher à comprendre avant d’agir. Le premier rendez-vous n’est pas une séance de rééducation ; c’est un temps d’évaluation précis, qui permet d’identifier ce qui fonctionne, ce qui résiste, et ce qui doit être travaillé en priorité. 

Le travail manuel libère les tensions tissulaires. Les exercices actifs reconstruisent la force et l’endurance sphinctérienne. Ces deux leviers s’articulent dès les premières séances de rééducation. 


Le biofeedback PHENIX® rend visible la contraction périnéale en temps réel. Le patient apprend à la déclencher au bon moment, avant l’effort, pas après.

L’électrostimulation PHENIX® fonctionnelle peut compléter le travail actif, en particulier lorsque la commande musculaire volontaire est initialement difficile à mobiliser. 

Le siège électromagnétique PelviPower® permet de stimuler le plancher pelvien sans contact. Le patient reste habillé, assis, pendant que les impulsions électromagnétiques déclenchent des contractions musculaires profondes, inaccessibles par le travail volontaire seul. C’est une option particulièrement utile en complément des autres techniques, ou lorsque la mobilisation active du périnée reste difficile en début de prise en charge.


Elastiques et outils d'entrainement chez INBIOSY
Salle de soins chez INBIOSY
Fauteuil PelviPower chez INBIOSY

INBIOSY et les professionnels de santé : une prise en charge coordonnée ?

Le médecin généraliste, le gynécologue, la sage femme ou l’urologue sont les prescripteurs habituels, mais non exhaustifs, pour cette pathologie. Une simple ordonnance de kinésithérapie en pelvi-périnéologie permet de prendre rendez-vous pour le bilan initial. INBIOSY transmet ensuite un compte rendu détaillé au médecin prescripteur.

Femme au téléphone remplissant une fiche

Sources

1 : PubMed Ford AA, Rogerson L, Cody JD, Ogah J. Mid-urethral sling operations for stress urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2015 Jul 1;(7):CD006375. doi: 10.1002/14651858.CD006375.pub3. Update in: Cochrane Database Syst Rev. 2017 Jul 31;7:CD006375. doi: 10.1002/14651858.CD006375.pub4. PMID: 26130017.