Incontinence urinaire par urgenturie et hyperactivité vésicale

Qu’est-ce que l’hyperactivité vésicale ?

L’urgenturie est le signe clinique central de l’hyperactivité vésicale, un syndrome qui regroupe plusieurs symptômes du bas de l’appareil urinaire. Elle peut s’accompagner d’une pollakiurie, d’une nycturie et, dans un cas sur deux environ, d’une incontinence associée.

Dans une vessie au fonctionnement normal, le remplissage transmet au cerveau une information progressive sur la distension, jusqu’à un besoin que l’on peut différer. Dans l’hyperactivité vésicale, l’envie surgit brutalement, sans signal d’alerte, alors même que la vessie n’est pas encore pleine.

Jambes aux toilettes avec une culotte

En France, l’étude INSTANT1 menée en population générale par l’AFU (Association Française d’Urologie) évalue la prévalence de l’hyperactivité vésicale à 14,8 %, avec une différence marquée selon le sexe : 12 % chez l’homme et 17,6 % chez la femme. La prévalence augmente significativement avec l’âge et concerne jusqu’à un tiers des personnes de plus de 75 ans.2

Causes, mécanismes et symptômes

Dans la majorité des cas, l’hyperactivité vésicale survient sans cause identifiable : on parle de forme idiopathique.

Chez l’homme, une augmentation du volume de la prostate peut y être associée, sans que ce lien soit systématique. Chez la femme, les modifications hormonales et tissulaires de la ménopause constituent un facteur favorisant.

Elle peut également être d’origine neurologique : sclérose en plaques, maladie de Parkinson ou accident vasculaire cérébral. Au-delà de huit mictions par vingt-quatre heures, on parle de pollakiurie ; un seul lever nocturne suffit à définir la nycturie, symptôme banal en apparence mais qui mérite d’être identifié.

Diagnostic et techniques de rééducation proposés par INBIOSY

Le diagnostic repose sur le recueil des informations médicales et sur le calendrier mictionnel, qui comptabilise mictions, urgenturies, fuites et levers nocturnes sur plusieurs jours. L’examen médical recherche une cause sous-jacente avant de retenir une forme idiopathique.

Le bilan initial, réalisé par un kinésithérapeuthe spécialisé, précise le profil vésical, la tension périnéale et les habitudes mictionnelles, et oriente les techniques retenues. Le travail comportemental et la rééducation vésicale visent à allonger progressivement l’intervalle entre les mictions et à restaurer la capacité du patient à différer le besoin d’uriner.

Le biofeedback et l’électrostimulation PHENIX® , la radiofréquence INDIBA® ou encore le siège électromagnétique PelviPower® sont des technologies de pointe pouvant être utilisées seules ou combinées par le kinésithérapeute chez INBIOSY pour compléter son travail manuel et exercices posturaux.

Pour les prescripteurs : modalités d’orientation vers INBIOSY

L’urologue, le médecin généraliste ou le gynécologue sont les interlocuteurs naturels. Une ordonnance de kinésithérapie en pelvi-périnéologie permet de lancer la prise en charge. INBIOSY restitue un relevé du calendrier mictionnel initial et de son évolution, outil direct pour ajuster, si nécessaire, un traitement médicamenteux associé.

Femme au téléphone remplissant une fiche

Sources

1 : AFU ETUDE INSTANT 2006 – PREVALENCE ET PRISE EN CHARGE DES PATIENTS AVEC HYPERACTIVITE VESICALE EN POPULATION GENERALE

2 : La Revue du Praticien Hyperactivité vésicale