Longtemps perçue comme un trouble essentiellement féminin, l’incontinence urinaire touche en réalité une part significative de la population masculine. Elle peut résulter en particulier des suites d’une chirurgie de la prostate ou d’un dysfonctionnement de la vessie.
Dans les centres INBIOSY, sa prise en charge repose sur une rééducation spécialisée, menée en complément du suivi urologique.
Des symptômes spécifiques
Il existe deux grands types de fuites urinaires chez l’homme.
L’incontinence urinaire d’effort survient lors d’une augmentation soudaine de la pression abdominale : toux, port de charges, activité physique. Elle traduit le plus souvent une faiblesse du sphincter urétral, fréquente après une chirurgie prostatique.
L’incontinence urinaire par urgenturie se manifeste par un besoin pressant et incontrôlable d’uriner, sans lien systématique avec la prostate. Elle relève d’un dysfonctionnement de la vessie elle-même.
Ces deux formes peuvent coexister, constituant une incontinence mixte.
Selon l’Association Française d’Urologie, l’incontinence par urgenturie est le symptôme urologique qui altère le plus la qualité de vie masculine. Elle surpasse l’incontinence d’effort, précisément parce qu’elle ne peut être anticipée : le besoin est brutal, difficile à différer, et peut survenir dans n’importe quelle situation du quotidien.
Causes et données chiffrées
9 à 16 % des patients présentent des fuites urinaires après prostatectomie totale.
En France, le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent. L’INCa (Institut National du Cancer)1 recense 59 885 nouveaux cas en 2018, et la prostatectomie totale reste le traitement de référence des formes localisées. L’incontinence urinaire en est la complication la plus redoutée. En effet, malgré les progrès techniques, 9 à 16 %2 des patients présentent encore des fuites après l’intervention. L’âge, l’obésité et la chirurgie prostatique sont les principaux facteurs de risque identifiés par l’Association Française d’Urologie (AFU), la prévalence augmentant nettement avec l’âge.
Selon l’étude INSTANT3 menée en population générale française par l’AFU, l’hyperactivité vésicale concerne environ 14,8 % des adultes, dont 12 % des hommes, une proportion qui progresse avec l’âge.
Techniques de rééducation ciblées sur l’incontinence masculine
L’Association Française d’Urologie (AFU) recommande la rééducation périnéale en première intention chez l’homme, avant toute décision chirurgicale, qu’il s’agisse d’incontinence post-prostatectomie ou de troubles liés à une hyperactivité vésicale.
La démarche chez INBIOSY débute par un bilan initial complet avec un calendrier mictionnel, qui cartographie précisément la situation, mictions, urgenturies, fuites, levers nocturnes et permet de distinguer une insuffisance sphinctérienne d’un dysfonctionnement vésical, ou l’association des deux.
Après une chirurgie prostatique, le sphincter urétral est souvent désorienté et la commande volontaire difficile à retrouver. Démarrer la rééducation tôt, idéalement dans les premières semaines, améliore significativement les chances de récupération. Le protocole est progressif, personnalisé et ajusté séance après séance.
Le kinésithérapeute chez INBIOSY peut compléter son travail manuel et exercices posturaux par des technologies innovantes à mobiliser seules ou en combinaison selon chaque patient : le biofeedback et l’electrostimulation PHENIX®, la radiofréquence INDIBA® ou encore le siège électromagnétique PelviPower® .

Vous êtes prescripteur ? Voici comment nous adresser vos patients.
L’orientation se fait sur simple ordonnance de kinésithérapie de rééducation périnéale. Le prescripteur habituel est l’urologue, dans le cadre d’un suivi post-prostatectomie ou d’une hyperactivité vésicale ; le médecin traitant assurant le suivi post-opératoire peut également en être à l’initiative. Pour les patients opérés, le compte rendu chirurgical permet d’adapter le protocole dès le premier rendez-vous.
Tout au long de la prise en charge, INBIOSY transmet au prescripteur un compte rendu détaillant le mécanisme identifié, l’évolution de la continence et la réponse aux techniques utilisées.
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Sources
1: INCa, Institut national du cancer, Cancers de la prostate : l’essentiel
2 : Association Française d’Urologie (AFU), Résultats fonctionnels et prise en charge des troubles fonctionnels après prostatectomie totale
3 : Association Française d’Urologie (AFU), Étude INSTANT, Prévalence et prise en charge des patients avec hyperactivité vésicale en population générale
