L’incontinence urinaire liée au sport a longtemps été associée, dans l’esprit du public, au vieillissement ou aux suites d’accouchement. Elle touche pourtant des femmes jeunes, sans enfant, parfois adolescentes, dès lors que la pratique est intensive ou à fort impact, et concerne aussi les hommes.
Chez INBIOSY, l’accompagnement des sportifs et sportives s’appuie sur une évaluation précise du geste sportif.
Une pathologie reconnue chez les sportives et sportifs
Un article1 publié en 2024 dans La Revue du Praticien souligne que l’incontinence urinaire d’effort, longtemps considérée comme un trouble du vieillissement, peut survenir chez la sportive jeune et nullipare selon la discipline pratiquée. La revue indique également que l’incontinence urinaire d’effort est liée à l’intensité de la pratique, indépendamment de l’âge ou de la parité.
La HAS/ANAES2 reconnaît la pratique sportive intensive comme un facteur favorisant de l’incontinence urinaire. Chez les sportives, les entraînements intensifs ou à fort impact peuvent fragiliser l’équilibre périnéal, une réalité encore trop souvent sous-estimée dans l’encadrement sportif.
Les fréquences rapportées varient fortement selon le sport et son niveau d’impact, mais restent systématiquement supérieures à celles de la population générale. En 2025, le Ministère chargé des Sports3 indique que, dans certaines disciplines, jusqu’à 80 % des sportives de haut niveau peuvent présenter des fuites urinaires à l’entraînement ou en compétition.
Une autre étude4 de 2022 portant sur 180 femmes et 204 hommes pratiquant l’haltérophilie et le powerlifting rapporte 9 % d’incontinence urinaire chez les hommes, contre 50 % chez les femmes. Les hommes sont donc moins concernés mais, là encore, cela dépend du sport pratiqué et de l’état du périné.
Facteurs de risque spécifiques au sport
Les activités à fort impact sont les plus exposantes à l’incontinence urinaire. Course à pied, trampoline, sports collectifs, gymnastique, tennis, sont autant de disciplines où les pressions abdominales répétées dépassent ce que le plancher pelvien peut absorber sans préparation adaptée.
D’autres éléments fragilisent ce système. Chez les jeunes gymnastes, une hyperlaxité ligamentaire peut compromettre le soutien périnéal, et ce malgré une excellente condition physique. Une hyperlordose lombaire, définie comme une courbure excessive de la colonne vertébrale dans la région lombaire, réoriente l’axe des pressions abdominales vers le périnée. Enfin, l’absence de contraction périnéale anticipatrice, ce réflexe de verrouillage qui devrait précéder le saut ou la réception, est souvent à l’origine des fuites à l’effort.
Un lien a également été identifié entre troubles du comportement alimentaire (TCA) et fuites urinaires : en induisant un déficit hormonal, les TCA altèrent l’imprégnation œstrogénique des tissus périnéaux.




Rééducation périnéale chez INBIOSY pour les sportives et sportifs
La rééducation périnéale s’impose comme le premier outil thérapeutique et présente, chez le sportif comme chez la sportive, une spécificité : coordonner la commande périnéale et le geste sportif. L’objectif est d’anticiper la contraction du plancher pelvien avant un saut, une réception ou un effort abdominal intense, plutôt que de réagir après la fuite.
La rééducation chez INBIOSY se fait donc debout dans les conditions d’effort et peut être complétée par des technologies innovantes telles que le biofeedback et l’électrostimulation PHENIX Liberty® , le siège de stimulation électromagnétique PelviPower® , la radiofréquence INDIBA® et la photobiomodulation MILTA.
L’enjeu de la rééducation périnéale chez INBIOSY dépasse le seul traitement des symptômes : il s’agit de préserver une pratique sportive, en particulier chez les athlètes de haut niveau. Rétablir la gestion des pressions et de la respiration constitue le cœur de la rééducation périnéale : le diaphragme et le périnée fonctionnent en miroir ; quand l’un descend, l’autre suit. Réapprendre à les coordonner redonne au plancher pelvien les moyens de résister à l’effort.
Professionnels de santé : coordonner le parcours de soin pour les sportives et sportifs
Il suffit de délivrer une ordonnance de kinésithérapie en pelvi-périnéologie, par le médecin du sport, le médecin généraliste ou le gynécologue, pour initier la prise en charge.
À l’issue du bilan initial effecuté par le kinésitéhrapeute, INBIOSY transmet au médecin prescripteur un compte rendu détaillé documentant notamment la qualité de la commande périnéale anticipatrice, cette capacité à contracter le périnée avant l’effort, et non après, souvent absente des bilans périnéaux classiques. Cela crée le lien entre pratique sportive, santé périnéale et suivi médical.
Consultez les questions fréquentes !

Source
1 : La Revue du Praticien, Incontinence urinaire d’effort chez les sportives
2 : ANAES / HAS, Prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale
3 : Ministère chargé des Sports, guide « Périnée et incontinence urinaire à l’effort »
4 : SNFCP, revue sport et périnée
