L’incontinence urinaire désigne toute perte involontaire d’urine. Chez la femme, elle figure parmi les motifs de consultation les plus fréquents en pelvi-périnéologie, tout en restant largement sous-déclarée en raison du tabou qui l’entoure. Selon le mécanisme en cause, elle peut survenir à l’effort, résulter d’une urgence vésicale, ou associer les deux.
INBIOSY propose un accompagnement spécifique de cette pathologie, adapté au type d’incontinence identifié lors du bilan.
Trois tableaux cliniques, un seul territoire
L’incontinence urinaire féminine se décline en trois formes.
Premièrement, l’incontinence d’effort qui accompagne un pic de pression abdominale déclenché par un effort physique. Puis l’incontinence par urgenturie qui se traduit par un besoin brutal et irrépressible d’uriner. Et lorsque les deux coexistent, on parle d’incontinence mixte.
Une revue canadienne publiée dans le CMAJ1 (Canada Medical Association Journal) rappelle l’importance de distinguer ces formes au moment du diagnostic, car elles peuvent masquer une hyperactivité vésicale isolée ou associée.
Une étude2 sur plus de 10 000 femmes situe à près de 50 % la proportion de femmes confrontées à une incontinence urinaire au cours de leur vie ; l’incontinence d’effort y contribue, seule ou en association avec d’autres types d’incontinence, dans 30 à 80 % des situations. La grossesse et le post-partum constituent par ailleurs une période particulièrement exposée.
Causes et facteurs de risque
L’Assurance Maladie3 identifie plusieurs situations favorisant l’incontinence urinaire : la grossesse, surtout entre le premier et le troisième trimestre, la ménopause du fait de la chute hormonale, et le vieillissement.
La Haute Autorité de Santé4 classe le sport intensif parmi les facteurs de risque reconnus, au même rang que les grossesses et la ménopause.
S’y ajoutent certains médicaments (diurétiques, sédatifs) et des facteurs hygiéno-diététiques comme une consommation excessive de caféine, d’alcool ou de tabac.



Diagnostic et prise en charge chez INBIOSY
Le bilan périnéal complet est conduit lors du premier rendez-vous avec le kinésithérapeute. L’entretien explore le retentissement sur la qualité de vie, le parcours obstétrical, nombre de grossesses, types et circonstances des accouchements, et le contexte hormonal, la périménopause et la ménopause modifiant profondément les tissus et la sensibilité vésicale. Chez les sportives, la pratique intensive est systématiquement abordée. La dimension psychologique est également prise en compte : un traumatisme, un stress prolongé ou un vécu difficile autour de la sexualité ou de l’accouchement peuvent influencer le fonctionnement du plancher pelvien. L’examen recherche également si un prolapsus peut-être associé aux symptômes, ce qui est susceptible de modifier le protocole.
Le bilan initial oriente l’ensemble du protocole : mécanisme en cause, profil musculaire, contexte de vie. Quel que soit le mécanisme, le point de départ reste identique, remettre le plancher pelvien au travail, d’abord manuellement, puis activement, avant d’ajuster les techniques au cas par cas.
Le plateau technologique de pointe chez INBIOSY permet au kinésithérapeute de compléter le parcours de soin du patient, selon sa situation : l’électrostimulation et le biofeedback de PHENIX® , la photobiomodulation MILTA, la radiofréquence INDIBA® ou encore le fauteuil électromagnétique PelviPower®.

Vous souhaitez orienter une patiente ?
L’orientation se fait sur ordonnance de kinésithérapie en rééducation périnéale, le plus souvent délivrée par le gynécologue, la sage-femme ou le médecin traitant. Le compte rendu transmis par INBIOSY documente le mécanisme identifié et l’évolution de la rééducation, un repère concret pour la suite du parcours gynécologique.
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Sources
1 : CMAJ, Canadian Medical Association Journal, Current trends in the evaluation and management of female urinary incontinence
2 : PudMed, Ford AA, Rogerson L, Cody JD, Ogah J. Mid-urethral sling operations for stress urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2015 Jul 1;(7):CD006375. doi: 10.1002/14651858.CD006375.pub3. Update in: Cochrane Database Syst Rev. 2017 Jul 31;7:CD006375. doi: 10.1002/14651858.CD006375.pub4. PMID: 26130017.
3 : Ameli, Incontinence urinaire : mécanisme, fréquence et causes
4 : Haute Autorité de Sante, Prescription d’activité physique et sportive pendant la grossesse et en post-partum
