La névralgie pudendale est une neuropathie périphérique du nerf pudendal, responsable de douleurs périnéales chroniques invalidantes, survenant ou aggravées en position assise. Elle touche les femmes comme les hommes, souvent entre 30 et 70 ans, et reste fréquemment méconnue, ce qui peut parfois conduire à un retard dans le diagnostic de la maladie.
Chez INBIOSY, cette pathologie fait l’objet d’une prise en charge spécialisée en pelvi-périnéologie, articulée autour de techniques non invasives et d’un protocole individualisé.
Qu’est ce que la névralgie pudendale ?
Le nerf pudendal innerve l’ensemble de la région périnéale : organes génitaux, sphincters anal et urétral, rectum. Lorsqu’il est comprimé, irrité ou enflammé sur son trajet, il génère des douleurs neuropathiques caractéristiques. On parle également de syndrome du canal d’Alcock lorsque la compression se situe dans le canal pudendal, arcade fibreuse inextensible traversée par le nerf au niveau de la fesse.
Les critères diagnostiques retenus sont ceux de Nantes, formalisés par Labat, Riant, Robert et al. et publiés dans Neurourology and Urodynamics en 20081. Par ailleurs, le diagnostic est posé par le médecin généraliste ou spécialiste, généralement un algologue, un proctologue ou un médecin de la douleur, avant orientation vers une prise en charge rééducative.

Causes et facteurs favorisants
La névralgie pudendale peut résulter de plusieurs mécanismes. Une compression mécanique du nerf est fréquemment observée, liée à une position assise prolongée, à la pratique intensive du cyclisme ou à des postures contraignantes répétées. Une origine chirurgicale est également possible, notamment après une chirurgie pelvienne, une cure de prolapsus ou une prostatectomie. Certains traumatismes obstétricaux, des anomalies ligamentaires ou des tensions musculaires chroniques du plancher pelvien peuvent aussi être à l’origine de l’irritation du nerf.
Ces différents mécanismes ne s’excluent pas mutuellement et orientent le protocole de prise en charge individualisé proposé chez INBIOSY.
Symptômes évocateurs
Les symptômes, souvent confondus avec une prostatite chronique, des hémorroïdes ou une cystalgie, expliquent la fréquence des erreurs diagnostiques.
Ainsi, les symptômes associés à la névralgie pudendale sont variables d’un patient à l’autre. Ils peuvent inclure :
Des douleurs à type de brûlure, d’écrasement ou de décharge électrique dans la région périnéale ou génitale ;
Une douleur aggravée en position assise, soulagée debout ou allongée ;
Une sensation de corps étranger dans le rectum ou le vagin ;
Des troubles urinaires, notamment une pollakiurie au-delà de 6 à 8 mictions par jour ;
Des troubles sexuels, en particulier des douleurs pendant les rapports sexuels pouvant entraîner une dysfonction érectile d’origine psychologique ou médicamenteuse chez l’homme, ou des dyspareunies chez la femme ;
Ou encore des douleurs post-éjaculatoires ou après la défécation.
Ces symptômes, souvent confondus avec une prostatite chronique, des hémorroïdes ou une cystalgie, expliquent la fréquence des erreurs diagnostiques.
Prise en charge chez INBIOSY : la rééducation pelvi-périnéologique
La rééducation pelvi-périnéologique constitue un axe thérapeutique central dans la prise en charge conservatrice de la névralgie pudendale, en complément du traitement médical. En effet, elle s’inscrit dans un protocole multimodal, individualisé selon le tableau clinique et l’histoire corporelle du patient.
Chez INBIOSY, la prise en charge peut associer plusieurs approches complémentaires. Trois technologies spécialisées constituent notamment le cœur du plateau technique du centre :
La Tecarthérapie par radiofréquence
La radiofréquence à 448 kHz, agit en profondeur sur la vascularisation tissulaire et l’inflammation périneurale par athermie et stimulation vasculaire. Plutôt bien tolérée, elle peut être utilisée avec ou sans sonde selon les indications et l’accord du patient.
Le fauteuil de stimulation magnétique périnéale
Le fauteuil de stimulation électromagnétique permet une rééducation du plancher pelvien sans contact, par induction électromagnétique. Particulièrement adapté aux patients présentant une sensibilisation douloureuse importante, il peut constituer une alternative non invasive efficace pour les hommes comme pour les femmes.
La photobiomodulation
La photobiomodulation agit par effets anti-inflammatoires et de régénération tissulaire, soutenus par des études cliniques. Elle peut être proposée en complément des autres techniques selon le tableau clinique.
Ces technologies différenciantes sont complétées par deux techniques de rééducation éprouvées, reconnues des médecins prescripteurs et des patients : le TENS (stimulation transcutanée), qui module la douleur neuropathique par application d’un courant doux sur la peau. Et le Biofeedback, qui permet au patient de visualiser en temps réel l’activité musculaire de son périnée pour corriger les schémas de tension involontaire.
La thérapie des fascias et le travail manuel pour un relâchement musculaire ciblé complètent aussi le protocole, en intervenant sur les tensions du muscle obturateur interne, du muscle piriforme ou des ligaments sacro-épineux identifiées comme facteurs de compression du nerf pudendal sur son trajet.
A qui s’adresse cette prise en charge ?
La prise en charge de la névralgie pudendale chez INBIOSY s’adresse à tout patient orienté par un médecin spécialiste avec un diagnostic établi ou suspecté. Plusieurs profils sont essentiellement rencontrés en consultation.

Hommes
Les hommes présentant des douleurs pelviennes chroniques, notamment après une chirurgie prostatique, une prostatite chronique résistante aux traitements ou un syndrome douloureux pelvien sans étiologie clairement identifiée.

Femmes
Des femmes après une chirurgie pelvienne, une cure de prolapsus ou un accouchement traumatique, présentant des douleurs périnéales persistantes ou des dyspareunies réfractaires.

Sportifs et sportives
Les patients sportifs, en particulier les cyclistes, chez qui une compression mécanique prolongée du nerf pudendal est suspectée.

Patients en errance médicale
Des patients en errance diagnostique, orientés par un médecin de la douleur après exclusion des autres pathologies pelviennes.
Dans tous les cas, la prise en charge est précédée d’un bilan diagnostic approfondi permettant d’adapter le protocole à la situation clinique de chaque patient.
Un diagnostic différentiel à ne pas négliger
La névralgie pudendale partage plusieurs symptômes avec d’autres pathologies pelviennes, ce qui en complique le diagnostic. Prostatite chronique, syndrome de la vessie douloureuse, coccygodynie ou syndrome du piriforme peuvent présenter des tableaux cliniques proches.
Ainsi, la prise en charge rééducative chez INBIOSY s’appuie systématiquement sur le bilan diagnostic initial, sans substitution à l’évaluation spécialisée du prescripteur.
Un parcours coordonné avec les médecins prescripteurs
La prise en charge de la névralgie pudendale nécessite une coordination étroite entre le prescripteur, qu’il soit algologue, proctologue, urologue ou médecin généraliste, et l’équipe de rééducation. INBIOSY s’inscrit dans cette logique de parcours de soin. Les comptes rendus de bilan sont ainsi transmis au médecin référent, et toute évolution clinique significative est signalée.
Pour orienter un patient vers INBIOSY, une ordonnance de kinésithérapie pelvi-périnéologique suffit. La prise en charge est ensuite construite en tenant compte du bilan initial, du traitement médical en cours et des objectifs thérapeutiques définis en concertation.
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Source
1 : PubMed Labat JJ, Riant T, Robert R, Amarenco G, Lefaucheur JP, Rigaud J. Diagnostic criteria for pudendal neuralgia by pudendal nerve entrapment (Nantes criteria). Neurourol Urodyn. 2008;27(4):306-10. doi: 10.1002/nau.20505. PMID: 17828787.
