FAQ sur la descente d’organes

Cette page rassemble les questions fréquentes que l’on nous pose chez INBIOSY sur la descente d’organes. Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question, contactez-nous.

Qu’est-ce qu’une descente d’organes ?

La descente d’organes, ou prolapsus génital, correspond à un déplacement anormal vers le bas d’un ou plusieurs organes du pelvis féminin (vessie, utérus, rectum), à travers la paroi vaginale. On distingue la cystocèle (vessie), la rectocèle (rectum) et l’hystérocèle (utérus), qui peuvent survenir isolément ou de façon associée.

La descente d’organes est-elle fréquente ?

Oui, très fréquente. Selon le Centre Hospitalier Universitaire de Lyon, près de 40 % des femmes de plus de 45 ans présenteraient un prolapsus plus ou moins évolué lors d’un examen gynécologique, la grande majorité restant peu symptomatique.

Une descente d’organes est-elle toujours liée à un accouchement ?

Non. La grossesse et l’accouchement par voie basse constituent des facteurs de risque reconnus, mais non exclusifs. Des femmes n’ayant jamais accouché, y compris de jeunes sportives, peuvent également développer un prolapsus, tandis que de nombreuses femmes ayant accouché plusieurs fois n’en présenteront jamais.

Quels sont les symptômes qui doivent alerter ?

Le symptôme le plus caractéristique est une sensation ou une perception visuelle d’une boule au niveau de la vulve, souvent plus marquée en fin de journée ou à l’effort, et atténuée en position allongée. Peuvent s’y ajouter des troubles urinaires (envies fréquentes, vidange incomplète), des troubles digestifs (difficulté à évacuer les selles) ou une gêne pendant les rapports sexuels, selon l’organe concerné.

Une descente d’organes nécessite-t-elle toujours une opération ?

Non, absolument pas. L’incidence cumulée de la chirurgie du prolapsus atteint environ 11 % au-delà de 70 ans, ce qui signifie que la très grande majorité des femmes concernées n’y aura jamais recours. La rééducation périnéale, le port d’un pessaire et l’adaptation de certaines habitudes de vie permettent, dans de nombreux cas, de stabiliser ou d’améliorer durablement la situation.

Qu’est-ce qu’un pessaire et comment savoir s’il est adapté à ma situation ?

Un pessaire est un dispositif médical, généralement en silicone souple, placé dans le vagin pour soutenir mécaniquement les organes pelviens. Il en existe plusieurs formes et tailles, choisies selon la morphologie et le type de prolapsus. Il peut être proposé en première intention, en solution transitoire avant une chirurgie, en complément d’une rééducation, ou de façon ponctuelle lors d’activités physiques. Un bilan spécialisé permet de déterminer le modèle le plus adapté.

Peut-on continuer le sport en cas de prolapsus ?

Dans la grande majorité des cas, oui, à condition d’adapter la pratique. La rééducation périnéale ciblée, l’apprentissage du verrouillage périnéal à l’effort, l’ajustement de certains gestes techniques et, si besoin, le port d’un pessaire pendant l’activité permettent à de nombreuses sportives, y compris de haut niveau, de poursuivre leur discipline en toute sécurité.

La descente d’organes affecte-t-elle systématiquement la vie sexuelle ?

Non, pas systématiquement. Certaines femmes ne ressentent aucun changement, en particulier lorsque le prolapsus reste modéré. Lorsqu’une gêne existe, la rééducation périnéale contribue souvent à améliorer les sensations, et un pessaire adapté peut être compatible avec les rapports sexuels. Un dialogue ouvert avec l’équipe soignante permet d’aborder ce sujet sans appréhension.

Le risque de prolapsus augmente-t-il après la ménopause ?

La prévalence des prolapsus augmente significativement avec l’âge jusqu’à 50 ans. Après cet âge, c’est surtout la sévérité du prolapsus qui continue de progresser, du fait de la baisse des œstrogènes qui fragilise les tissus de soutien déjà sollicités par le temps. La période périménopausique est un moment particulièrement pertinent pour engager ou reprendre une rééducation périnéale.

Une hystérectomie peut-elle provoquer une descente d’organes ?

Oui, ce risque est d’ailleurs documenté. Un surrisque de prolapsus après hystérectomie est possible, avec en particulier un risque de prolapsus dit apical. Celui-ci correspond à la descente du dôme vaginal. Un accompagnement rééducatif avant et après ce type de chirurgie contribue à limiter ce risque.

Combien de séances de rééducation sont nécessaires ?

Cela dépend du type de prolapsus, de son ancienneté, de son stade et de la réponse individuelle à la rééducation. Un programme est toujours construit à l’issue d’un bilan initial complet, puis réévalué régulièrement, plutôt que fixé à l’avance de façon uniforme.

Comment adresser une patiente à INBIOSY en tant que prescripteur ?

Nous travaillons en lien avec les médecins généralistes, gynécologues, urologues, gastro-entérologues et sages-femmes. Vous pouvez nous adresser une patiente directement, et nous restons disponibles pour échanger sur les cas complexes afin de construire un parcours de soins coordonné.