Le mot « pessaire » évoque encore, pour beaucoup, un dispositif mystérieux, un peu daté, ou réservé aux femmes très âgées. Cette image prive parfois des patientes d’une solution simple. Car le pessaire est aujourd’hui l’une des réponses non chirurgicales très efficaces pour accompagner une descente d’organes, à tout âge. Parmi les femmes chez qui un pessaire a pu être mis en place, plus de neuf sur dix se déclarent d’ailleurs satisfaites après 2 mois d’utilisation1.

Définition d’un pessaire
Un pessaire est un dispositif médical placé à l’intérieur du vagin pour soutenir les organes pelviens et compenser un défaut de soutien. Il en existe plusieurs formes (anneau, cube, dôme, entre autres) et plusieurs tailles, choisies selon la morphologie de chaque patiente et le type de prolapsus.
Pour certains modèles, la patiente peut les poser et les retirer elle-même facilement au quotidien. Pour d’autres, un professionnel les met en place et les surveille sur des intervalles plus longs. Il n’existe donc pas un pessaire, mais un ensemble de solutions à ajuster.
Un dispositif méconnu
Nombre de femmes découvrent son existence tardivement, après des mois de gêne, faute d’en avoir entendu parler. D’autres l’imaginent inconfortable ou contraignant. Toutefois, les modèles actuels sont souvent en silicone souple et sont conçus pour se faire oublier. Lever ces idées reçues, c’est déjà rendre cette option accessible à celles qui pourraient en bénéficier.
Quand poser un pessaire ?
Il n’y a pas de moment unique.
En effet, le praticien peut proposer le pessaire en première intention, pour une femme qui ne souhaite pas ou ne peut pas envisager de chirurgie.Le pessaire sert aussi en solution transitoire, dans l’attente d’une intervention programmée. Il complète également une rééducation et soulage le quotidien pendant que le travail musculaire progresse. Enfin, certaines femmes le portent ponctuellement, seulement lors d’activités physiques à risque.
Néanmoins, dès qu’une gêne liée au prolapsus se fait sentir, la question d’un pessaire mérite d’être posée.
Comment se passent la pose et le suivi ?
Le choix du modèle et de la taille se fait par essais, avec un professionnel, jusqu’à trouver le dispositif qui offre un bon soutien sans inconfort.
Un temps d’apprentissage permet, pour de nombreux modèles, de le poser et de le retirer soi-même. Un suivi régulier assure ensuite que tout se passe bien, que la muqueuse reste en bonne santé et que le pessaire demeure adapté, car la morphologie peut évoluer avec le temps.
Pessaire, vie sexuelle et rééducation périnéale
Contrairement à ce qu’on entend souvent, le port d’un pessaire n’empêche généralement pas une vie sexuelle normale, selon le modèle retenu. Et il ne remplace pas la rééducation périnéale. Les deux approches se complètent le plus souvent. Effectivement, l,e pessaire soulage mécaniquement et la rééducation travaille le soutien musculaire. Ainsi ensemble, elles agissent à deux niveaux différents et complémentaires.

Pose du pessaire chez INBIOSY
Chez INBIOSY, l’option du pessaire s’intègre à une prise en charge globale, où rééducation, hygiène de vie et soutien mécanique avancent ensemble. Le bilan initial permet d’évaluer si cette solution a du sens pour la patiente, et de l’articuler avec le reste du protocole, en lien avec le médecin prescripteur.
Prendre en compte la situation globale au delà du pessaire
Un pessaire soutient, mais il ne dispense pas des gestes qui protègent le périnée au quotidien : entretenir un bon transit, ménager ses efforts de poussée, rester attentive à son confort et signaler toute gêne inhabituelle. Cette vigilance douce de la patiente reste essentielle.
Premières étapes et consultations
Dès l’apparition d’une gêne, un avis spécialisé permet d’évaluer l’intérêt d’un pessaire. Son essai est réversible et n’engage à rien. Il s’agit d’identifier le dispositif offrant un soutien optimal sans inconfort.
Chez INBIOSY, cette option est envisagée dans le cadre d’une prise en charge globale et coordonnée avec le médecin prescripteur, aux côtés de la rééducation et des mesures d’hygiène de vie. Correctement adapté, un pessaire ne représente pas une contrainte supplémentaire, mais un soutien qui contribue à préserver le confort et l’autonomie de la patiente au quotidien.
Source
1 : PubMed. Patient satisfaction and changes in prolapse and urinary symptoms in women who were fitted successfully with a pessary for pelvic organ prolapse
