Le vieillissement physiologique affecte l’ensemble des structures du plancher pelvien. Il entraîne une diminution de la masse musculaire, une perte d’élasticité des tissus conjonctifs et une innervation périnéale fragilisée
Les troubles périnéaux augmentent fortement avec l’âge. Cependant, une prise en charge pelvi-périnéologique individuelle et adaptée aux capacités du patient permet d’agir positivement sur ces troubles.
Comment l’âge affecte le plancher pelvien
Les muscles périnéaux perdent progressivement masse, tonicité et capacité de contraction rapide avec l’âge. Les tissus conjonctifs qui soutiennent les organes pelviens se relâchent, la sensibilité vésicale et rectale se modifie. Et les connexions nerveuses entre vessie, sphincter et cerveau deviennent moins efficaces.
Ces évolutions sont multifactorielles. Elles s’accélèrent chez la femme après la ménopause et chez l’homme avec les changements prostatiques liés à l’âge.
L’incontinence urinaire augmente nettement avec l’âge et le niveau de dépendance. Selon l’Assurance Maladie1, l’incontinence urinaire concerne au moins 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans. Elle touche environ une femme sur trois de plus de 70 ans, 7 à 8 % des hommes de 65 ans et plus de 28 % des hommes de plus de 90 ans.
Les symptômes à surveiller chez la personne âgée
L’incontinence urinaire de la personne âgée se manifeste souvent par des fuites à l’effort, des urgences incontrôlables, ou les deux. Certains médicaments peuvent l’aggraver, comme les diurétiques, les sédatifs ou les anticholinergiques. Une mobilité réduite pèse aussi, car elle allonge le trajet vers les toilettes.
Une incontinence fécale, moins évoquée mais tout aussi lourde à vivre, résulte d’un sphincter anal affaibli et d’une sensibilité rectale diminuée. Egalement, une constipation chronique entretient un cercle vicieux avec les deux troubles précédents en comprimant la vessie et en intensifiant les urgences mictionnelles.
Ces inconforts redessinent le quotidien, réduisent les sorties et favorisent le repli social. Ils exposent aussi à un risque de chute accru, en particulier lors des levers nocturnes précipités dans le noir.
Une consultation peut également être conseillée en l’absence de trouble avéré, dans une démarche préventive, dès l’apparition de facteurs de risque modifiables, avant qu’ils ne s’aggravent mutuellement. Cela peut être par exemple une constipation installée, des infections urinaires récurrentes ou une perte de mobilité récente.

Prise en charge pelvi-périnéologique de la personne âgée chez INBIOSY
Le kinésithérapeute effectue une évaluation initiale en tenant compte des traitements en cours, de la mobilité, de la respiration, du contexte cognitif, des antécédents chirurgicaux et de l’environnement de vie de la personne.
Les objectifs de rééducation sont réalistes et s’appuient sur la situation actuelle du patient : réduire les fuites, sécuriser les déplacements nocturnes, préserver l’autonomie au quotidien. Cette adaptation porte autant sur l’intensité et la durée des séances que sur les techniques retenues.
Le kinésithérapeute chez INBIOSY peut choisir d’utiliser des technologies de pointe pour compléter le protocole de soin des patients.
Pour une personne à mobilité réduite, le fauteuil de stimulation électromagnétique est souvent une option de choix à cet âge. Il permet de travailler le périnée sans effort physique ni déshabillage, en position assise.
Le biofeedback reste utilisable lorsque la personne conserve une bonne compréhension de la consigne motrice.
La radiofréquence et la photobiomodulation peuvent être utilisées dans le protocole de soin en tenant compte des éventuelles contre-indications liées aux traitements en cours.
Information aux prescripteurs
Le médecin traitant ou le gériatre délivre une ordonnance de kinésithérapie en rééducation périnéale afin de débuter la prise en charge chez INBIOSY. Un bilan médical préalable est recommandé pour identifier les facteurs aggravants modifiables tels que les traitements en cours, la constipation ou les infections urinaires récurrentes. INBIOSY transmet un compte rendu détaillé et adapte le rythme de la prise en charge aux capacités de chaque patient, en coordination avec le médecin traitant, le gériatre ou l’infirmière intervenant à domicile.
Consultez les questions fréquentes !

Source
1 : Ameli : incontinence urinaire : mécanisme, fréquence et causes
