Le périnée féminin

La définition du périnée féminin

Le périnée désigne la région comprise entre le pubis en avant, le coccyx en arrière et les deux ischions latéralement.

Chez la femme, il s’étend entre la vulve et l’anus et 3 orifices le traversent : l’urètre, le vagin et l’anus. Cette triple traversée explique la complexité fonctionnelle propre à l’anatomie féminine.

Le périnée s’organise en trois plans musculaires superposés.

D’abord, le plan superficiel comprend le sphincter strié de l’anus, les muscles transverses superficiels et les muscles bulbo-caverneux et ischio-caverneux. Ces muscles contribuent à la fonction sexuelle et à la fermeture de l’orifice vaginal.

Ensuite, le plan moyen est composé du muscle transverse profond et du sphincter strié de l’urètre. Il assure le contrôle volontaire de la continence urinaire.

Enfin, le plan profond rejoint le plancher pelvien. Il rassemble par le muscle élévateur de l’anus et le muscle ischio-coccygien, constituant le hamac de soutien des organes pelviens.

Le plancher pelvien, distinct du périnée sur le plan anatomique, est principalement constitué du muscle élévateur de l’anus, tendu de la symphyse pubienne au coccyx. Ce hamac musculaire soutient la vessie, l’utérus, le vagin et le rectum et participe à la régulation de la pression intra-abdominale.

Quelques chiffres

L’incontinence urinaire touche entre 25 % et 45 % des femmes en population générale, avec une prévalence qui augmente avec l’âge1. Une enquête française2 portant sur 1 264 femmes de 35 ans et plus a mesuré une prévalence globale de 49 %, passant de 42 % chez les femmes de moins de 45 ans à 54 % chez celles de 65 ans et plus. Cette même enquête relève que 57 % des femmes concernées n’avaient jamais été traitées, et que seules 26 % avaient suivi des séances de rééducation pelvi-périnéologique.

Concernant l’incontinence urinaire d’effort, sa prévalence atteint 19,4 % dans une étude nationale3 portant sur 5 183 femmes de 18 à 70 ans, avec un écart considérable selon la parité. En effet, sa fréquence est à 3 % chez les femmes nullipares contre 48,8 % chez les femmes multipares.

Le prolapsus génital présente une prévalence variable selon la méthode d’évaluation : de 2,9 % à 11,4 % par questionnaire déclaratif, contre 31,8 % à 97,7 % lors d’un examen clinique. L’incidence cumulée du recours à la chirurgie du prolapsus atteint 11 % au-delà de 70 ans.

Signes cliniques à identifier

Plusieurs facteurs fragilisent le périnée féminin à différentes étapes de la vie. Il s’agit de : 

L’accouchement par voie basse. En particulier en cas de travail prolongé, d’extraction instrumentale (forceps, ventouse) ou de bébé de poids élevé (macrosomie). La multiparité, le risque de prolapsus et d’incontinence augmentant après chaque accouchement par voie basse.

La ménopause. En effet, la chute des œstrogènes accélère la perte d’élasticité et de tonicité des tissus périnéaux.

Le surpoids et la constipation chronique. Ils exercent aussi une pression mécanique constante sur le plancher pelvien.

Les antécédents de chirurgie pelvienne, en particulier l’hystérectomie.

Femme portant un bébé
Deux femmes assises devant un fond beige
Femme blonde cinquantaine

Prise en charge chez INBIOSY

La rééducation pelvi-périnéologique constitue l’approche de première intention face à la majorité des troubles périnéaux fonctionnels. Le bilan initial chez INBIOSY évalue la force, l’endurance et la qualité de la commande volontaire du plancher pelvien, avant la mise en place d’un programme personnalisé.  

Chez INBIOSY, le kinésithérapeute construit le protocole de rééducation à partir du bilan initial et évolue au fil des séances. Il intègre un travail dynamique en charge et en mouvement, qui reproduit les conditions réelles d’apparition des symptômes. Des technologies complètent le travail manuel selon les besoins identifiés : la radiofréquence, le biofeedback, le fauteuil de stimulation électromagnétique et la photobiomodulation. Leur sélection dépend du profil de chaque patiente et n’est jamais appliquée de façon systématique.

Adresser une patiente chez INBIOSY

Le prescripteur à l’origine d’une orientation est le plus souvent un médecin généraliste, un gynécologue, une sage-femme ou un urologue. Celui-ci prescrit alors une ordonnance de kinésithérapie pelvi-périnéologique pour orienter sa patiente vers INBIOSY.

Enfin, INBIOSY transmet au prescripteur le compte rendu du bilan et documente l’évaluation initiale, les techniques mises en œuvre et l’évolution clinique observée.

Femme au téléphone remplissant une fiche

Sources

1 : Springer Nature Link État des lieux de l’incontinence urinaire en France chez les femmes de 35 ans et plus

2 : Urofrance. ETUDE DE LA PREVALENCE ET DE LA PRISE EN CHARGE DE L’INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT EN FRANCE

3 : ScienceDirect. État des lieux de l’épidémiologie des prolapsus génitaux