La périménopause

Comprendre la transition hormonale

La périménopause s’installe lorsque la réserve ovarienne diminue. La progestérone baisse en premier, suivie plus tardivement par une chute progressive et erratique des œstrogènes. Ces variations expliquent le caractère souvent désordonné des symptômes. Effectivement, ils vont et viennent, s’intensifient certains mois puis s’atténuent, au gré des fluctuations hormonales.

Sur le plan pelvien, la baisse des œstrogènes commence déjà à modifier l’élasticité des muqueuses et la tonicité des muscles du plancher pelvien, amorçant les changements qui se poursuivront après la ménopause.

Cette phase débute en moyenne vers 47 ans et dure le plus souvent deux à quatre ans, parfois davantage.1

Egalement, dans une revue systématique internationale publiée en 20222, près d’une femme sur deux présente des bouffées de chaleur dès la périménopause (52,9 %), tandis que plus d’une sur deux rapporte des symptômes anxieux (54,6 %) ou une humeur dépressive (51,9 %).

Les troubles du sommeil concernent plus d’un tiers des femmes (36,4 %).

Femme qui se touche le front

Repérer les premiers signes pelviens

Des cycles qui se dérèglent, des bouffées de chaleur naissantes ou des troubles du sommeil sont les signes les plus connus de la périménopause. D’autres manifestations plus discrètes touchent aussi directement la sphère pelvienne.

Des fuites urinaires occasionnelles à l’effort, une envie d’uriner plus fréquente, une sécheresse vaginale débutante ou une gêne lors des rapports peuvent apparaître sans qu’on les rattache toujours aux bouleversements hormonaux en cours.

Ces symptômes précoces sont à prendre au sérieux, car c’est justement à ce stade qu’une prise en charge peut limiter leur aggravation. Une consultation peut ainsi être envisagée dès les premiers signes, même isolés, dans une logique d’anticipation. En effet, intervenir pendant la périménopause, quand les tissus commencent seulement à se modifier, offrirait de meilleures perspectives qu’une prise en charge plus tardive.

Agir tôt avec INBIOSY

Le bilan initial lors de la première séance chez INBIOSY dresse un état des lieux du plancher pelvien à ce stade de périménopause : tonicité musculaire, qualité des muqueuses, coordination et symptômes uro-génitaux naissants sont évalués au regard du contexte hormonal.

L’objectif est double : préserver la fonction périnéale tant qu’elle est encore intacte, et traiter les premiers troubles avant qu’ils ne s’installent. Le protocole restera adapté à une période où les symptômes sont souvent fluctuants.

Les technologies innovantes peuvent être mobilisées selon les besoins identifiés et la situation de la patiente.

Le biofeedback aide la patiente à percevoir et à contrôler son plancher pelvien, un apprentissage précieux à conserver pour les années suivantes. Le fauteuil de stimulation magnétique permet un travail de fond sans contact direct. La radiofréquence fixe agit sur la trophicité et la vascularisation des tissus dès les premiers signes de fragilisation. Enfin, la photobiomodulation est mobilisée selon l’indication clinique. Aucune de ces technologies n’est appliquée de façon systématique. En effet, leur utilisation est décidée au cas par cas, après évaluation clinique.

Gynécologues, sages-femmes : adresser une patiente en périménopause

La première étape consiste à obtenir une ordonnance de kinésithérapie pelvi-périnéologique. Après le premier rendez-vous, INBIOSY transmet un compte rendu du bilan initial au professionnel référent, précisant l’état périnéal à ce stade de transition. Cette démarche s’articule naturellement avec le suivi gynécologique et, le cas échéant, avec le bilan de prévention réalisé par le médecin référent. 

Femme au téléphone remplissant une fiche

Sources

1 : Ameli, Périménopause (préménopause) : symptômes et contraception

2 : PubMed. Prevalence of Psychosomatic and Genitourinary Syndrome Among Menopausal Women: A Systematic Review and Meta-Analysis