L’activité physique peut permettre de traverser la ménopause dans de bonnes conditions. Au-delà du contrôle du poids, elle agit sur la solidité osseuse, la masse musculaire, l’humeur et le sommeil, mais aussi, plus directement, sur les symptômes uro-génitaux.
Adapter sa pratique aux changements du corps permet de notamment préserver le plancher pelvien fragilisé par la baisse des œstrogènes.
Être en mouvement est essentiel à cette période
La chute des œstrogènes ralentit le métabolisme, accélère la perte de densité osseuse et favorise le remplacement progressif du muscle par de la graisse. L’exercice physique vient contrer chacun de ces effets. Les activités en charge stimulent le renouvellement osseux. Egalement, le renforcement musculaire entretient la masse maigre. Et l’ensemble protège le cœur, régule la glycémie et améliore le sommeil comme l’humeur.1



Choisir les bonnes activités
Toutes les activités ne sollicitent pas le corps de la même manière. Les exercices en charge, comme la marche rapide, la montée d’escaliers ou le renforcement musculaire, stimulent l’os et entretiennent la force. D’un autre côté, la natation, le yoga ou le Pilates préservent la souplesse, l’équilibre et la détente sans impact articulaire.
La difficulté tient aux disciplines à fort impact, course ou sauts, qui génèrent des pics de pression sur un plancher pelvien déjà fragilisé et peuvent déclencher ou aggraver des fuites urinaires. Il ne s’agit pas de renoncer à ces activités, mais de s’assurer que le périnée est capable d’en absorber les contraintes.
Une consultation pelvi-périnéale est utile avant de reprendre ou d’intensifier une pratique à impact, afin de sécuriser la reprise plutôt que d’installer un trouble durable.
Allier sport et ménopause avec INBIOSY
Lors de la première séance chez INBIOSY, le kinésithérapeute effectue un bilan initial pour évaluer la capacité du plancher pelvien à gérer les pressions générées par l’activité physique, ainsi que le tonus, la coordination et la commande périnéale à l’effort. L’objectif est de permettre à la patiente de pratiquer le sport de son choix, en renforçant la continence et en corrigeant les mécanismes qui exposent aux fuites, plutôt que de restreindre son activité.
INBIOSY privilégie une rééducation qui place le corps dans les conditions mêmes d’apparition des symptômes : verticalité, effort, mouvement. Pour les prolapsus fonctionnels, cette logique semble offrir de meilleures perspectives que les protocoles classiques réalisés uniquement en décubitus.
Le protocole de soin de la patiente peut être accompagné de différentes technologies de pointe, utilisées seules ou combinées. Le biofeedback permet de percevoir et d’automatiser le verrouillage périnéal qui doit précéder l’effort. Le fauteuil assure un renforcement de fond du plancher pelvien sans contact direct. La radiofréquence agit sur la qualité des tissus fragilisés par la carence hormonale. Enfin, la photobiomodulation est mobilisée selon l’indication clinique.
L’utilisation de ces technologies s’inscrit dans une logique sur-mesure. Elle découle du bilan et des priorités thérapeutiques définies avec la patiente.
Médecins du sport, gynécologues : orienter une patiente sportive
Le médecin du sport, gynécologue ou autres médecins spécialistes prescrivent une ordonnance de kinésithérapie en rééducation périnéale pour débuter la prise en charge chez INBIOSY.
INBIOSY transmet un compte rendu au prescripteur. Il précise chez la patiente la capacité du plancher pelvien à absorber l’effort et les critères retenus pour une reprise ou une intensification en sécurité, en cohérence avec le suivi médical et les recommandations d’activité physique adaptées à la ménopause.
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Source
1 : PubMed, de Mattos Lourenço TR, Matsuoka PK, Baracat EC, Haddad JM, Urinary incontinence in female athletes: a systematic review, Int Urogynecol J 2018
