Ménopause et douleurs sexuelles

Ce qui rend les rapports douloureux à la ménopause

La carence œstrogénique amincit la muqueuse vaginale, réduit sa lubrification naturelle et diminue son élasticité. Le vagin devient plus fragile, plus sensible, et moins apte à s’adapter à la pénétration : c’est le mécanisme de la dyspareunie superficielle, ressentie dès l’entrée du vagin.

À cette composante tissulaire s’ajoute fréquemment une composante musculaire, le vaginisme : face à la douleur ou à son appréhension, le plancher pelvien se contracte par réflexe de protection, ce qui accentue la gêne et installe un cercle vicieux entre douleur, tension et anxiété. 

Happy couple

Ces douleurs s’inscrivent dans le cadre plus large du syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM). Les dyspareunies associées à ce syndrome concernent une part importante des femmes ménopausées, les estimations situent leur fréquence entre 20 et 77,6 % suivant les différentes publications, regroupées lors d’une étude internationale récente.1

Reconnaître et nommer la douleur

Certains signes sont caractéristiques tels qu’une douleur ou une sensation de brûlure à l’entrée du vagin dès la pénétration, une sécheresse rendant les rapports inconfortables, ou une contraction involontaire qui rend la pénétration difficile. 

Chez certaines femmes, la répétition de ces douleurs conduit à une appréhension anticipée, puis à un évitement progressif de l’intimité, avec un retentissement sur la vie de couple. Cette dimension psychologique n’enlève rien à la réalité physique du trouble : le système nerveux et le tonus musculaire interagissent étroitement, et l’anxiété entretient la contraction périnéale.

Reconnaître ces symptômes comme un motif de consultation est déjà un pas vers leur résolution, d’autant que les solutions existent et peuvent être mises en œuvre sans attendre.

Lever les tensions et restaurer le confort avec INBIOSY

Chez INBIOSY, tout commence par un bilan initial réalisé par le kinésithérapeute : qualité des tissus, localisation précise des douleurs, tonus du plancher pelvien, mais aussi contexte de vie de la patiente.

La rééducation périnéale vise ensuite un double objectif. Tout d’abord, apprendre à relâcher un périnée devenu trop tendu. Puis, améliorer la trophicité des tissus. Le travail progresse au rythme de chacune, dans une approche respectueuse et sans douleur.

La rééducation se pratique debout, en mouvement et en charge, dans des conditions proches du quotidien. Cette approche fonctionnelle aide la patiente à retrouver un périnée capable de se relâcher dans les situations réelles de la vie, là où une prise en charge uniquement allongée trouve ses limites.

Les technologies de pointe peuvent accompagner cette prise en charge.

La radiofréquence vise à améliorer l’élasticité, la vascularisation et la lubrification des muqueuses fragilisées, au cœur de la dyspareunie ménopausique.

La photobiomodulation peut compléter cette action sur la qualité tissulaire et l’inconfort.

Le biofeedback aide la patiente à percevoir puis à relâcher volontairement son plancher pelvien.

Enfin, la stimulation électromagnétique du siège cherche à solliciter en profondeur les muscles périnéaux.

L’intégration de ces technologies au parcours de soin dépend toujours des besoins identifiés lors de l’évaluation clinique.

Patiente chez INBIOSY sur le fauteuil - droits réservés

Gynécologues, sexologues : orienter une patiente concernée par des douleurs sexuelles

L’entrée dans le parcours de soin passe par une ordonnance de kinésithérapie pelvi-périnéologique établie par le médecin.

Ces douleurs bénéficient souvent d’un suivi conjoint. INBIOSY traite la composante tissulaire et musculaire et reste en lien avec le gynécologue, le sexologue ou le médecin prescripteur.

Femme au téléphone remplissant une fiche

Source

1 : Oxford Academy. Genitourinary syndrome of menopause (GSM). recommendations from the Fifth International Consultation on Sexual Medicine (ICSM 2024)